Les premières grappes de 2026 sont récoltées depuis ce jeudi 13 août, avec le début des vendanges pour les chardonnays et les gamays dans les secteurs les plus précoces des douze appellations du vignoble.

Cette date marque surtout le caractère particulièrement précoce du millésime 2026. Le ban des vendanges avait été fixé au 19 août en 2025, et seulement le 6 septembre en 2024. Même lors de la canicule de 2003, le début officiel de la récolte avait été fixé au 15 août.
Une année marquée par la chaleur et les orages.
Cette précocité s’explique notamment par les conditions météorologiques de l’année 2026. Selon Inter Beaujolais, les températures ont été en moyenne supérieures de deux degrés aux normales, avec un climat globalement sec et chaud.
Deux épisodes particulièrement violents ont frappé le Beaujolais les 28 juin et 16 juillet. Vent, grêle et fortes précipitations ont touché environ 4 000 hectares de vignes, avec des conséquences importantes sur les rendements.
Par contre 2026 est une année particulièrement irréprochable du point de vue des maladies. Ni mildiou, ni oïdium, ni black rot ne sont à déclarer dans les vignes du Beaujolais. Si la quantité de raisins a été amoindrie par les épisodes de grêle, la qualité, elle, est bel et bien au rendez-vous.
Une situation qui permet de compenser en partie les dégâts provoqués par les orages.
On attend maintenant avec une certaine impatience de gouter ce nouveau millésime.
